14.08.2009
Ami quand tu sombres...#18
I’m not there
Dans l’escalier, dans un couvent, un monastère perché sur une montagne, Mars, où tu veux, mais I’m Not There.
Je sature je fatigue je vais couper trois jours les communications coller des options filtres et tout verrouiller, et m’imposer aussi LE SILENCE intérieur.
Faire fermer sa gueule au clébard aussi.
Petite musique intérieure lalalalalalalala…juste ça.
Je ne voudrais pas crever avant d'avoir fini de nettoyer le PVC de la baie vitrée.
08:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.08.2009
Keep On The Sunny Side
La sortie en pyjama bleu rayé et chaussons de bloc opératoire assortis, camaïeu très estival, de l'ami que j'extirpais hier des urgences de cet hôpital, restera à jamais gravée dans la mémoire photographique de ce touriste japonais totalement enthousiaste, qui semblait croire et c'est concevable que Paris est une ville truffée d'animations de rues des plus rigolotes.
Il faut avouer que la traversée du Parvis de Notre-Dame et notre entrée dans le parking relevait d'un mélange des genres hilarant, entre Vol au dessus d'un nid de coucous et Vacances de Monsieur Hulot, que seules notre démarche sereine voire pachydermique car tellement fatigués et notre attitude genre "ben lua?"/mine de rien/kesskellamagueule?" démentaient la fugue ...mais...heuh bon les gens cherchaient où était la caméra cachée quand même en résumé .
C'est comme ça avec A.
Tout est surnaturalisé direct .
«Le silence n'est un outil de terreur que pour les gens qui sont incapables de se taire parce qu'ils ont l'obsession de la parole... Ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer.»
[ William Burroughs ] - Extrait d’ Entretiens avec Daniel Odier
Une bande de veaux qui parlaient entre eux de leur planning/pause clopes/vacances moi au guichet j'attends pas un regard ou quand enfin un regard deux abrutis qui continuent à faire mine que rien ni personne finalement je dois avoir les yeux kalachnikov qui poussent car enfin un mot, un signe de vie: "c'est pour kuââââ?" et là je dégaine mon modjo anti-feignasses des guichets d'hostos : JE SUIS INFIRMIERE JE VIENS POUR UN TRANSFERT
(prononcer avec l'accent d'Arletty)
Oulalalalalalalala
Direct panique fait chier ça tombe sur moi semble se dire le navet hospitalier ...et là courbettes , Monseigneuresse, mais bien sûr, je vous explique, c'est là et après là et puis l'ascenseur ...
J'ai adoré leurs regards fuyants, j'en ai remis une couche à la sortie quand une bulotte ne voulait pas lui filer ses *objets précieux- de valeur- mis au coffre* parce que pour les récupérer il faut une pièce d'identité mais que comme sa carte était au coffre et bien il ne pouvait pas la lui montrer car pour la lui montrer il faut avoir une carte qui est dans le coffre ..bon bref (c'est le rhâ-èglement....)(rédigé par Kafka lui-même en personne)
"JE CONNAIS SUPER BIEN VOTRE PATRON" (bon j'ai vite téléphoné à mon ami urgentiste que j'aime pour qu'il me file le nom dudit patron dont je sais juste qu'ils sont potes comme cochons)(fourbesse)
Un panneau indique que toute agression verbale ou physique à l'encontre du personnel sera sanctionnée article N° machintruc du code ...
Pas de panneau à l'envers .
Paris libérrrré...pas un chat ou presque, donc traversée en zig-zag dans tous les sens à la vitesse d'un suppositoire supersonique, on mange un tartare de sarasse(boulba) en terrasse (boulga)on file rassurer les boxeurs du Battling Club,on trace après sur Gare de l'Est, quatre étage, mon avis de décès je le rédige au deuxième, arf arf arf langue pendante,on regarde un truc sur le net et on tombe sur cette atrocité, Willy notre Willy est mort et nous là...A. appelle le réalisateur, tu me vires Cash, je sais je sais, mais non, on met Willy,c'est pas pensable,de ne pas mettre au moins une song de Willy....
Hey Rosita! Donde vas con mi carro Rosita? tu sabes que te quiero pero ti me quitas todo ya te robasta mi television y mi radio y ahora quiere llevarse mi carro no me haga asi, rosita ven aqui ehi, estese aqui al lado rosita Spanish Stroll Mira aqui!
Rien je le sais depuis hier rien ne sera jamais comme avant je le pensais /rien .
09:23 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.08.2009
Ami quand tu sombres...#17
C’est un matin où je voudrais l’exil, le lointain et l’oubli, la solitude choisie .Dans le soleil hier avec la jolie brune et ses petits personnages, sa gaieté et la gravité attentive de son regard, j’ai eu le sentiment des possibles tout près et de la difficulté à gravir les dernières marches.
J’ai passé un message à un ami, teinté de vrai désarroi, mais je n’ai pas eu de réponse.
Un autre ami de son côté a demandé qu’on me joigne en urgence car il allait mal.
J’ai terriblement peu et mal dormi.
Mon chien laisse des poils partout je veux un iguane la prochaine fois
Je ne peux plus ni donner ni recevoir,tout au plus faire mon devoir, m'exécuter donc, il y a un blocage, un grain de sable, quelque chose de profondément altéré, j’ai compris après avoir conté à ma Beauté hier calmement ce résidu d’histoire sordide, comme si enfin je réalisais le temps perdu, et c’est en répondant à ses questions que je m’en suis posée une autre, très banale, de quoi me suis-je donc punie en ce temps là.
Il était temps grand temps que j’en arrive là, car si blocage il y a il y a aussi abandon par ailleurs, et la traduction de cet abandon c’est la remise en marche de la machine à écrire.
Il y a aussi l’amnésie choisie.
A la question posée par un jeune homme inquiet « connais tu X ? » j’ai répondu « Absolument pas… » « Mais pourtant il prétend… » « Et bien c’est qu’il est très prétentieux… »
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