26.08.2009

Les boulasses bien maousses

Cher vous,

Comme vous le savez peut-être déjà, « La Méca » se retrouve une nouvelle fois bien involontairement dans l’œil du cyclone bleu. Pour une semaine administrativement fermée, pas encore embastillée, mais au rythme où vont les choses, c’est à se demander…

Pour clarifier la situation, et éviter d’éventuelles distorsions de la réalité des faits, notre arrêt de travail forcé fait suite à la multiplication des plaintes émanant d’un aimable, honnête et courageux voisin qui d’après la police (l’unique visage que nous lui connaissons à ce jour…), ignorait totalement la forte concentration de bars et restaurants autour de son logement avant son arrivée dans le quartier depuis février dernier… Etonnant non ? Surtout lorsque l’on sait que la précédente occupante du logement en question ne nous jamais adressé un seul grief et que la Mécanique Ondulatoire ne ménage pas ses efforts pour vivre en harmonie avec les riverains du passage Thiéré.
Toujours est-il que notre établissement, modeste café concert à tendance rock pop & roll, se retrouve sommé d’effectuer d’onéreux, très, très onéreux travaux de mise en adéquation avec les normes sonores appliquées aux lieux de spectacles en France, et ce quelles qu’en soient leurs tailles. Comme l’Olympia, le Bataclan ou… Le Stade De France !!!
Et oui, pas de demi-mesure pour les endroits en dehors de la marge, alternatifs à la culture aseptisée ambiante et dont on ne cesse de compter les disparitions partout dans le pays en ces douloureux instants de crise !

Nous voilà donc, en équilibre précaire, contraints et forcés d’annuler et/ou reporter notre alléchante programmation « live » de rentrée, jusqu’à ce que la situation soit calmée.

Cette nouvelle épine dans le pied de la diversité est malgré tout aussi l’occasion de vous remercier de votre fidélité sans faille sans laquelle nous aurions déjà cessé d’exister. Mais aussi celle de vous rassurer, car nous comptons bien nous démener et continuer de faire à notre manière bouger Paris, dont l’effervescence et le rayonnement culturels ne sont malheureusement plus ce qu’ils étaient.
Rendez-vous à la rentrée pour de nombreuses et surprenantes soirées DJ’s !

D’ici là, restons groupés !

Sincèrement,

La Mécanique Ondulatoire

19.08.2009

Day after day

Tout s'accélère et le temps lui semble rétrécir au lavage.

Déjeuner/réunion radieux hier du côté de la mairie d'Issy

Force de conviction niveau 4, mais sans orage ni tempêtes

L'homme calme qui nous fait face va nous accompagner, nous a confié déjà nombre de clés.

A nous de fournir

A nous de trier comme on trie les myrtilles

V. m'en a apporté Lundi, avec un pot de confiture

Je vais faire une tarte


Je retrouve les vieux réflexes, la rapidité d'esprit et d'éxécution, je reviens à la vie et mon avis pèse lourd

Je valide le découpage de la soirée, je conforte l'homme calme dans le choix du format, je rassure d'un sourire le concepteur, l'homme aux semelles de vent léger, je leste ses semelles, je le ramène au sol, en deux heures tant de pas tant de marches gravies...


Ce soir dîner aux calme, avec A. avec H.

 

La procédure d'expulsion en fond, A. qui s'installe chez nous en transit pour quelques semaines, aurons nous un toit en Octobre...


 



 

15.08.2009

Je me sens comme...

...un "bretzel liquide"

 

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Mandryka

 

14.08.2009

Ami quand tu sombres...#18

 

I’m not there

 

Dans l’escalier, dans un couvent, un monastère perché sur une montagne, Mars, où tu veux, mais I’m Not There.

 

Je sature je fatigue je vais couper trois jours les communications coller des options filtres et tout verrouiller, et m’imposer aussi LE SILENCE intérieur.

 

Faire fermer sa gueule au clébard aussi.

 

Petite musique intérieure lalalalalalalala…juste ça.

 

Je ne voudrais pas crever avant d'avoir fini de nettoyer le PVC de la baie vitrée.

 

 

 

 

 

 

 

08.08.2009

Keep On The Sunny Side


La sortie en pyjama bleu rayé et chaussons de bloc opératoire assortis, camaïeu très estival, de l'ami que j'extirpais hier des urgences de cet hôpital, restera à jamais gravée dans la mémoire photographique de ce touriste japonais totalement enthousiaste, qui semblait croire et c'est concevable que Paris est une ville truffée d'animations de rues des plus rigolotes.

Il faut avouer que la traversée du Parvis de Notre-Dame et notre entrée dans le parking relevait d'un mélange des genres hilarant, entre Vol au dessus d'un nid de coucous et Vacances de Monsieur Hulot, que seules notre démarche sereine voire pachydermique car tellement fatigués et notre attitude genre "ben lua?"/mine de rien/kesskellamagueule?" démentaient la fugue ...mais...heuh bon les gens cherchaient où était la caméra cachée quand même en résumé .


C'est comme ça avec A.

Tout est surnaturalisé direct .

 

«Le silence n'est un outil de terreur que pour les gens qui sont incapables de se taire parce qu'ils ont l'obsession de la parole... Ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer.»
[ William Burroughs ] - Extrait d’ Entretiens avec Daniel Odier

 

Une bande de veaux qui parlaient entre eux de leur planning/pause clopes/vacances moi au guichet j'attends pas un regard ou quand enfin un  regard deux abrutis qui continuent à faire mine que rien ni personne finalement je dois avoir les yeux kalachnikov qui poussent car enfin un mot, un signe de vie: "c'est pour kuââââ?" et là je dégaine mon modjo anti-feignasses des guichets d'hostos : JE SUIS INFIRMIERE JE VIENS POUR UN TRANSFERT

(prononcer avec l'accent d'Arletty)


Oulalalalalalalala

Direct panique fait chier ça tombe sur moi semble se dire le navet hospitalier ...et là courbettes , Monseigneuresse, mais bien sûr, je vous explique, c'est là et après là et puis l'ascenseur ...

J'ai adoré leurs regards fuyants, j'en ai remis une couche à la sortie quand une bulotte ne voulait pas lui filer ses *objets précieux- de valeur- mis au coffre* parce que pour les récupérer il faut une pièce d'identité mais que comme sa carte était au coffre et bien il ne pouvait pas la lui montrer car pour la lui montrer il faut avoir une carte qui est dans le coffre ..bon bref (c'est le rhâ-èglement....)(rédigé par Kafka lui-même en personne)

"JE CONNAIS SUPER BIEN VOTRE PATRON" (bon j'ai vite téléphoné à mon ami urgentiste que j'aime pour qu'il me file le nom dudit patron dont je sais juste qu'ils sont potes comme cochons)(fourbesse)


Un panneau indique que toute agression verbale ou physique à l'encontre du personnel sera sanctionnée article N° machintruc du code ...

Pas de panneau à l'envers .

 

Paris libérrrré...pas un chat ou presque, donc traversée en zig-zag dans tous les sens à la vitesse d'un suppositoire supersonique, on mange un tartare de sarasse(boulba) en terrasse (boulga)on file rassurer les boxeurs du Battling Club,on trace après sur Gare de l'Est, quatre étage, mon avis de décès je le rédige au deuxième, arf arf arf langue pendante,on regarde un truc sur le net et on tombe sur cette atrocité, Willy notre Willy est mort et nous là...A. appelle le réalisateur, tu me vires Cash, je sais je sais, mais non, on met Willy,c'est pas pensable,de ne pas mettre au moins une song de Willy....

 

Hey Rosita! Donde vas con mi carro Rosita? tu sabes que te quiero pero ti me quitas todo ya te robasta mi television y mi radio y ahora quiere llevarse mi carro no me haga asi, rosita ven aqui ehi, estese aqui al lado rosita Spanish Stroll Mira aqui!

 

Rien je le sais depuis hier rien ne sera jamais comme avant je le pensais /rien .



 

07.08.2009

Ami quand tu sombres...#17

C’est un matin où je voudrais l’exil, le lointain et l’oubli, la solitude choisie .Dans le soleil hier avec la jolie brune et ses petits personnages, sa gaieté et la gravité attentive de son regard, j’ai eu le sentiment des possibles tout près et de la difficulté à gravir les dernières marches.

J’ai passé un message à un ami, teinté de vrai désarroi, mais je n’ai pas eu de réponse.

Un autre ami de son côté a demandé qu’on me joigne en urgence car il allait mal.

J’ai terriblement peu et mal dormi.

Mon chien laisse des poils partout je veux un iguane la prochaine fois

 

 

Je ne peux plus ni donner ni recevoir,tout au plus faire mon devoir, m'exécuter donc, il y a un blocage, un grain de sable, quelque chose de profondément altéré, j’ai compris après avoir conté à ma Beauté hier calmement ce résidu d’histoire sordide, comme si enfin je réalisais le temps perdu, et c’est en répondant à ses questions que je m’en suis posée une autre, très banale, de quoi me suis-je donc punie en ce temps là.

 

Il était temps grand temps que j’en arrive là, car si blocage il y a il y a aussi abandon par ailleurs, et la traduction de cet abandon c’est la remise en marche de la machine à écrire.

 

Il y a aussi l’amnésie choisie.

A la question posée par un jeune homme inquiet « connais tu X ? » j’ai répondu « Absolument pas… » « Mais pourtant il prétend… » « Et bien c’est qu’il est très prétentieux… »

 


 

 

 

 

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