29.05.2009
Prolos/Gueux
Une nouvelle marque chopée au hard discount, le chien est tout perturbé, ses nonosses récompenses d’après popolàoùilfaut ne sont plus les mêmes, ça le déprime !
Il en va de même avec le faux Nutella style Allemagne de l’Est aux heures les plus sombres de son histoire, aka « pâte à tartiner aux noisettes »
C’est simple j’ai un sentiment de déjà vu déjà vécu, on parlait de ça hier devant la Méca, le prix des fruits des légumes et des croquettes pour chien, et tous on se souvenait de nos mères et grand-mères, ça a fini proche des larmes, oui je me souviens du moulin à café entre les jambes, ancêtre du vibro-masseur sûrement, oui je me souviens des lessiveuses, oui aussi du hachis Parmentier du Lundi histoire de bouffer les restes du gigot du Dimanche, et nos daronnes qui rentraient du travail à la chaîne et trouvaient encore moyen de cuisiner et de faire bouillir nos petites culottes et socquettes blanches
Bref
On se souvenait simplement d’où on venait
Du monde ouvrier
Du monde des curetons en blousons noirs
Du monde où l’arménien du dessus t’invitait à bouffer des feuilles de vignes farcies quand ta mère partait faire sa nuit…
Du monde ou la juive pied-noire du 4ème voulait te marier avec son fils avocat de douze ans et te hurlait dessus dans l’ascenseur entre le 1er et le 25ème : « métyémaigremafille !!! » juste parce que tu avais perdu 100 grammes la veille à courir derrière le dernier bus Lyon/Minguettes-Sud…
Du monde où par ta fenêtre du 12ème de l’avenue des Martyrs de la Résistance tu voyais sous les grands lampadaires deux gamins véloces et teigneux jouer au foot sous les hourras des copains de la ZUP, sans savoir qu’un jour ils seraient réellement footballeurs…juste des gamins sur une pelouse éclairée, qui si ça se trouve ne se sont jamais croisés en ce temps là, j’en sais rien, je m’en foot.
Dans ma mémoire ils jouent ensemble sur ce terrain pelé un soir d’été 1975
Je me dis simplement ce matin que je rejoue le film sinon le match, avec juste plus de hauteur on va dire
Qu’il y a beaucoup de douceur et de tendresse autour de nous, ma tribu et moi
Et qu’on va s’en sortir avec les honneurs dus à notre rang d’aristocrates échangés par inadvertance à la maternité par une sage-femme bourrée (je vois que ça comme explication au fait qu’on a trop la classe et qu’on ne sait pas d’où ça vient en fait)
HAHAHAHAHA
Spéciale dédicace à Zan, croisé un soir de déroute, et c’est bien !
09:03 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires
Merci amie
il faut dire que tu as choisis une chanson humoristique avec mother Maybelle style bette Davis sous prozac avarié et ce cher Luther en arrière arrière arrière plan qui a encore dû se faire engueuler vu sa tronche.
C'est bien de partager ses souvenirs avec les copains avant qu'eux m^mes ne deviennent souvenirs.
Ecrit par : zan | 29.05.2009
Répondre à ce commentaireComment ça "copains devenus souvenirs??????"
J'ai choisi un clip comique pour alléger la dose de pathos de cette note post-mauresques....hahahaha
Ecrit par : Graziella | 29.05.2009
Répondre à ce commentaireYep, un diner sur deux c'était un peu de tout c'qui reste benné dans un plat à gratin avec du gruyère râpé par-dessus et roule ma poule. Même, des fois, c'était bon, mais on était bien infoutu de refaire la recette. Par contre mon père inventait des noms de plats rigolos genre "le mijoté d'endives à l'albacore cru/cuit et son pilaf grâtiné sauce charolaise".
Ecrit par : boultan | 29.05.2009
Répondre à ce commentaireC'est bien ton daron alors BouBou, pas besoin de faire un test de pater noster.
Ecrit par : Graziella | 29.05.2009
Répondre à ce commentaireNous endives braisées itou, et maman transbahutant ses lessiveuses de la cuisine à la salle de bains pour accrocher le linge bouilli... Rhâ la la. Patates et pates et patati, quignons de pain dans la soupe, que des bons souvenirs finalement (le moulin à kawa manuel, c'était ma grand-mère, mais je me souviens encore du bruit que ça faisait, c'est marrant).
Une grosse bise à tous en passant.
Ecrit par : Sophie K. | 31.05.2009
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