30.04.2009
J'irai gruiker sur vos tombes
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27.04.2009
Camping
Ma mère avait un gros défaut: elle lavait trop soigneusement son linge, nous étions toujours propres sur nous et bien peignées (je note que la tendance bobo c'est d'avoir des kids qu'on dirait tout droit sortis des favellas mais bon ...)
De ce fait (comme je cause bien ) les assistantes sociales et autres pourvoyeuses de tickets/rations de survie des mairies lui disaient toujours "Madame Paleblueyes Mère, je veux rien dire mais vous touchez de la tune au black ou bien ?" (boaf, genre ça , je brode, le résultat est le même)
J'en déduis que mon kit de survie si je veux obtenir quelques mannes doit être le suivant
- No make-up voire même fond de teint de clow blanc
- Rentrer le ventre et les joues
- Pas de shampoing les deux jours précédant l'intervention
- Chaussures bouffées par le chien au pied
- Poil de chat sur mon Tshirt moche, celui gagné au Téléthon du bois de Vincennes
- Pancarte "escuzé de déranj je sui une fignass d'artiss "
- Petits cailloux blancs posés ostensiblement sur le bureau de la dame pour bien montrer que je vais tenter de perdre mes enfants dans l'espoir qu'il soient grignotés par les loups de Sibérie du zoo du coin
J'en oublie certainement
En attendant un ami du DAL vient de me refiler ce lien...
Le DAL, oui, parce que leur service juridique est de très bon conseil dans le cas d'une procédure d'expulsion .
Prochain épisode : comment voler au Monoprix des steacks , du beurre, du lait et des croquettes pour chat.
Ce feuilleton est sponsorisé par l'Equipe Magasine et une société de services informatique dont j'ai oublié sinon la raison sociale du moins la raison d'être .
26.04.2009
Pushin' Too Hard
Manque plus que l’invasion de sauterelles géantes et des dragons fumax dans les ruelles et on sera bons!!!
On va tosse morir, du coup je me prépare à la grande baise finale avec une attention de chaque instant .Bon j’en conviens j’ai testé une forme d’apocalypse mais le dragon était en carton-pâte et il parait que ce qui est pour de faux ne compte pas pour de vrai.
Mourir d’un truc refilé par un poulet me semblait peu glorieux, en revanche en bonne lyonnaise mourir par là où j’ai péché velu, soit par la charcutaille, ça me va…
Gruikkk ....sera mon dernier soupir.
Ce matin devant CNN avec mes céréales transgéniques qui crépitaient leur lente agonie ramollissante dans mon bol en terre cuite laquée j’ai senti le goût métallique du sang inside my bouche
Comme en odorama, l’Irak, ça m’a fait remonter des souvenirs des salles d’urgences, l’odeur du sang, c’est particulier, frais c’est métallique, normal, si le cadavre est en bonne santé il est chargé en fer côté globules, plus tard ça sent la fille mal lavée un jour de règles, faut connaître, après ça pue l’arrière-salle mal réfrigérée d’un charcutier voyou …
J’ai du me rendre à l’évidence quelques minutes après, ce goût de sang c’est moi qui le génère, je saigne des gencives, mélangé aux céréales c’est goûtu en fait.
J’ai éternué en salves, je me suis immédiatement diagnostiqué une bonne fièvre du porc, et j’ai rédigé mon testament.
Du coup je vois ma vie défiler au ralenti ,normal,c'est le matin ,pas très speed le projectionniste intime le matin, et je me souviens de ce type qui tenta de me fourrer sa bite démoniaque dans un hôtel de Londres et de mes antennes qui avaient repoussé juste à temps, quel instinct, quelle intuition, et de mon corps qui disait « nan nan nan », et quel bonheur j’en éprouve aujourd’hui, quelle somme inouïe de salissures je me suis épargné en le renvoyant ce soir là se branler comme un pourceau dans le vieux Tshirt de sa femme .
Je me souviens et je contemple mes rêves frelatés, ces schémas imprécis qu’on s’obstine à vouloir sans cesse redessiner, et voilà que je constate et dresse procès verbal : je suis enfin là .
Là étant « ma place »
Précaire mais seulement économiquement
Solide par ailleurs
Convaincue
Précise
J’ai raconté ma navrante aventure à une porn-star embourgeoisée
J’ai retrouvée ma plume égarée
J’ai ma voix à repécher, noyée dans les volutes insensées des mégots empilés
J’ai des doutes encore
Je sais quand il faut lâcher l’affaire cependant
Je vais me trouver un pseudo de bluesman
Long Tall Spondy Graz
Genre..
Je suis deep in love et c’est my secret life
C’est étrangement moteur
Même si absolument unilatéral
J’en reviens à ce truc qui finalement s’avère de plus en plus vrai
L’important c’est d’aimer
Plus que de l’être
Parce que finalement c’est moi qui suis supposée écrire des chansons trop tristes.
Pas lui hein …
La vie est bien faite quoi….
09:17 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.04.2009
Aren't you glad you're you?
On a beau faire, ça nous pénètre malgré nous, on a beau se dire BREAK, se boucher les oreilles, se plaquer les mains sur les yeux, ça trouve moyen de te perforer le tympan, ces histoires d’ultra violence, de tarés de la vie,de ministres salivant sur le poste du copain, cette indécence, ultra violente, oui, comme ces mecs qui reniflent le cul des femmes qui ne sont pas les leurs parce que les leurs sucent leur larfeuille mieux que leur queue, marre de ces connasses et connards du net avec leur petits airs bien propres et leur dégueulis de misère psychique, les voyous en chemise blanche et les salopes de la poésie naze…
Voilà, j’avais juste envier de gerber moi aussi ce matin, ça c’est fait !
SPLOUUUUUUUACH!!!!
A part ça la vie est atrocement belle, je m’en vais un peu en guerre, je suis épuisée déjà, tout ce temps dans la boue des tranchées et quelques poux vilains parasites qui résistent, mais fort heureusement mon joyeux commando de petits soldats d’infortune…veille.
A part ça les lumières de la ville l’autre nuit, j’adore raccompagner ce bel ami chez lui, c’est un peu lui rendre un petit peu de cette magnifique tendresse, comme ce soir là sur le trottoir appuyée sur son épaule on s’est soutenu piliers fragiles, et puis j’adore les studios de répétition, c’est mieux que la salle fitness, j’en sors cassée en nage enrouée comme un vieux coq mais putain que je suis bien là mieux qu’ailleurs que partout que n’importe où…
Et quoi sinon
Je ne crie plus à l’injustice, la vie risquerait de se fâcher tout rouge et de me faire sa petite révolution à la con.
D’ailleurs j’ai eu peur ces jours derniers,elle m'a fichu les jetons cette salope de vie, mais la peur s’estompe, rien de vital, d’autres inquiétudes refont surface, le seul moyen de les vaincre, toujours cette terminologie militaire, combattre, stratégie, cerner, faire de chaque difficulté un petit Diên Biên Phù et niquer l’ennemi.
Je regardais la photo d’un autre ami hier, un visage doux cette fois, d’ordinaire il a l’air dur et soucieux.
Je me suis demandée à quoi servait les portables sinon à s’entendre dire « ça va couper » « j’ai plus de forfait » juste au moment où tu as quelque chose d’important à dire. Ma grand-mère dirait que ce n’est pas important si tu ne l’as pas dit à temps. Elle est morte en Avril. Un Avril.
Ce week-end sera solitaire, ainsi soit-il. Depuis le massacre à la tronçonneuse de l’an dernier, j’ai pris sur moi et admis que ma petite lignée de canetons serait à jamais éparpillée.
Je garde en moi cette pointe de résignation pernicieuse, mais aussi cette haine dynamique à jamais, qui me sert de radar et me permet d’écrémer la surface des choses au fur et à mesure, je te vois venir toi, j’ai l’habitude, get out of my clouds, j’ai construit un rempart affectif du feu de dieu, tous ceux que je fréquente assidûment sont bons, si bons …et notre devise serait quelque chose comme « Total parti pris, absolue mauvaise foi »
On fait bloc
On ne touche pas à nos potes
On ne s’en approche pas
Sinon boum
On dégoupille
L’essentiel est de bien faire
Et de laisser braire
Voilà que je reviens à mon père
Et puis je pense à ce vieil ami, qui se dissout loin d’ici, qui n’aura peut-être pas de seconde chance, lui…Alors je me tiens droite, alors je me dis il te reste de jolis moments, prends soin de toi, des journées de guitares dans un jardin fouillis, et puis Louisette qui m’a dit « il y aura bientôt des framboises et j’ai des chaises longues » et puis le père de mes enfants qui se ressemble de plus en plus, et puis tout le monde et moi la première, ce qui me laisse penser que personne ne change vraiment, juste , les gens se survivent, ou pas ,il y en a qui rendent chaque instant merveilleux, et d’autres qui ont la baguette magique de la pourriture, comme des Midas dégénérés,ils changent l’or en merde, partout où ils passent…
Partant de là, je vais sortir mon chien, au moins quand il chie lui je suis ravie.
Guess things happen that way /Johnny Cash
09:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.04.2009
Childhood Memory
J'ai bien fait
Repli, repos, réfléchir
J'ai bien fait parfois je sais bien faire
Pas tout
J'ai dis aussi
Sachant que je ne risquais rien
Du coup je dis et puis j'oublie et puis ça passe
Dans le calme , quand tout est apaisé, surgit un sentiment très doux
Quelque chose d'inattendu
Etrange, surprenant .
Et passé quelques jours le viel adage , un seul être vous manque est tout est dépeuplé
Sauf que l'être en question n'est pas celui que je croyais
Comme quoi
Je mets de l'ordre et classe et trie il en va de ma vie
Je l'ai jouée ma vie
Je vais la gagner
Dans le désordre mais je vais la gagner
Je suis entourée de coton finalement, plus peur de me cogner aux murs
J'ai pensé ce matin à ce qui m'a permis il y a des années de cela de tenir de résister à l'ennui parfois à la solitude de la grande tour
Et j'écoute des vieux disques avec une bienveillance inouïe
En ce temps post-enfance mais pas encore adolescence, où chaque disque avait tant d'importance,je décortiquais des heures durant les pochettes, je voyais des noms, inconnus, les auteurs, les compositeurs, le label ...
De nom en nom et de prénom en prénom, s'est composé le paysage de l'ex- enfant trop sage.
Lui je voudrais lui dire merci
Graeme, on chantait ses chansons en centre aéré
Je pleurais sur les gradins
Il y avait la guerre au Viet-Nam
J'avais douze ans à peine, Stewball d'Aufray me clouait au sol tellement je ne voulais pas que meure le petit cheval
Graeme, ce fut Dylan, Seeger, Cohen et d'autres encore...merci Mr Allwright, vraiment! (et à Rémy mon joli mono, et à Dan mon correspondant américain dont le frère était parti là-bas et n'était pas revenu...)
08:22 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.04.2009
HADOPI OTAPI
J'ai trop rigolé hier avec mon fils ...

Ce midi, on montrait la tronche défaite des courageux combattants du droit d'auteur, mais pas celle des artistes encore plus courageux qui se sont opposés publiquement à cette loi, avec des arguments autrement plus intelligents soit dit en passant que le sempiternel " ta boulangère te file pas le pain gratoss blablabla"
Dégueulé quand Le Forestier, qui m'a enchantée quand j'étais en seconde A tendance anarco-branlo-libertaire avec sa maison bleue et son parachutiste, afait allusion aux plans sociaux dans les majors!!! Dis donc, cheveux longs mémoire courte mon lapin, quand les majors fusionnaient en pleine gloire dans les années 90, personne ne venait les défendre mes copines attachées de presse, comptables etc (réduction des coûts, on fusionne, on éjecte )
SANS PARLER DES ARTISTES HEIN !!!!!
TELECHARGEZ MOI, J'AIME CA, ET DEPUIS QUE J'AI ETE VIREE MES SONGS NE SONT DISPOS QU'EN MP3 ILLEGAL, MEME PAS FICHUS DE ME COLLER SUR UNE DE LEUR PLATE-FORME A LA NOIX!!!! HAHAHAHAHA
A suivre ...

15:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06.04.2009
My secret life est toute bizarre (suite de la suite)
People, don't you understand
the child needs a helping hand
or he'll grow to be an angry young man some day
Take a look at you and me,
are we too blind to see,
do we simply turn our heads
and look the other way
Le monde tremble et ça morfle en Italie
Les guerres sont froides, l’inhumain, je vois le ballet des médisances et des confidences interrompues et platement je m’incline, pas de raison que là haut chez les grandes personnes qui jouent aux chefs de nos vies il en aille autrement
Après tout ils font pipi caca comme nous comme on dit
Et nous on chie un peu dans la colle
J’ai enfin pu voir Cathy émerveillée par sa fille .Cette petite fille que je rêvais de voir, cette petite qui a pris l’avion pour la première fois et a demandé si elle allait voir enfin les gens morts dans le ciel
Cette petite fille qui contemplait hier les deux cheminées de l’incinérateur et la vapeur qui montait vers le ciel gris en disant « enfin je vois une fabrique de nuages »
Cathy et moi sommes très « old school », on revendique, on affirme
On a connu plein de gens mais on n’a pas couché avec
Hier on se disait qu’on était surtout deux "old connes"
A tellement vouloir montrer qu’on était autre chose que …
Nos pères …
Tout plein de choses on se disait
Qu’on était de vrais clowns
Qu’on n’osait pas pousser nos voix bouger nos corps et que le jour où enfin on se décoince il est limite tard
Hier soir on s’est couchées tôt
La petite épuisée, baignée coiffée
Virer les mauvaises ondes
Et descendre les stores pour ne pas laisser fuir les bonnes
En huit jours par deux fois j’ai vu deux amies parler à leur petite fille
Par deux fois émue aux larmes
Je suis fatiguée, parfois c’est une torture de se pencher pour faire le tri dans certaines poubelles, d’y jeter sans se tromper ce qui relève finalement de l’inutile, des trop encombrants sentiments… de recycler ces déchets, j'ai appris récemment ce truc de compost, bonne idée je vais faire un compost de mes plus jolis sentiments si ça se trouve ça me permettra un jour de faire pousser une si jolie fleur...
Ce matin je me suis rêvée toute petite et diaphane, plutôt que grande et compacte...tiens je vais me laisser mourir de faim et me passer à 90° à la machine pour voir ...
D’ailleurs c’est laquelle la poubelle pour aller danser ?
07:16 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.04.2009
My secret life est toute bizarre (suite)
Oui oui je rêve encore
De luxe calme et volupté
De pays où poussent les citronniers
De truite solitaire qui se perd dans la rivière
De quand l'enfant était enfant
(C'est de voir le Rhin à laTV ça me rend limite Allemande)

Certainement
D’être l’élue parmi un banc de sirènes
Sûrement
D’un banc de thons aussi
Fatalement
Deux minutes de rédemption couchée dans un hamac avec un jardinier qui me donnait les noms des arbres de son jardin
Je ne connais pas le nom des arbres
Et je ne fais pas la différence entre la feuille de laurier qu’on met dans son ragoût et celle qui empoisonne
C’est un vrai problème
Grave
Si j’étais une abeille peut être que je ferais preuve de plus de discernement
Je ferais bzzz au lieu de buzzzz
Et mes antennes seraient actives et efficaces
Quoique …le jardinier me parlait du danger pour les abeilles
Je suis fatiguée et inquiète ce matin
Alors que je devrais être gaie et fringante
Jamais vraiment en phase
Du coup je regarde un film comique ce matin sur LCI, avec De Funès et Gable et Gable il s’est mis du cirage sur la tronche c’est archi-rigolo.

