30.03.2009
My pretty TRUCS
J’ai déjà parlé des pénibles ?
Oui ?
Dommage…
L’intersaison, le chaud le froid, les jours plus longs qui leur paraissent une éternité tellement ils s’ennuient dans la NO-LIFE… du coup ils reviennent nous gratouiller vaguement mais bon HOP on te flytox direct !!!
Bon rien…parlons plutôt si vous le voulez bien, virgule, du nouveau petit cahier noir, virgule, dans lequel je note les évènements importants, passés quand ils sont terminés, à venir quand c’est pas fait, et urgents quand c’est urgent, point.
Pas un agenda non…plus subtil
Des noms, des visages, des rencontres, des trouvailles…
Je rature, je gribouille, ça va finir que je vais dessiner.
[ça fait dix minutes que chaque fois que je suis tentée d’écrire « trucs » je cherche un mot trop bien à mettre à la place et j’en chie]
Je vais verrouiller cet espace bientôt.
Comme une amie l’a fait
Histoire de partager mais avec qui je veux.
Je pourrai dire des GNNNNNNNI*trucs* trop secrets (qu’éventuellement on répètera illico, j’ai fais ces derniers temps un gros trait noir sur le mot confidence, ça n’existe pas, c’est un leurre, sauf quelques exceptions, des gens à qui je dis tout, sans détours et sans concessions ni fausse pudeur à la con, des gens qu’on nomment AMIS (ça vaut si cher que je me sens ISF) et qui sont de purs coffres-forts.
(et de total parti-pris )
En attendant, je ne dis pas de quoi mes rêves sont faits, quelle est ma taille de pantalon, quel est mon secret de beauté préféré, à qui j’ai parfois envie de rouler une pelle, LOL, que j’aime le folk triste autant que le rock endiablé, que je vais faire tellement de GNIIIIIIIIIII[TRUCS] les semaines qui viennent que c’est incroyable tellement c’est inouï, que je suis tombée en adoration Dimanche devant une petite fille blonde, que j’ai rejoins après le déjeuner avec jolie nappe et vin blanc mes deux lutins malins chéris, elle avec ses petites nattes de sqwaw , lui ses bagouses de bisounours très j’te kiffe ou j’te kill (HAHAHAHA), non je ne dirai rien, les jours qui viennent seront plus jolis encore que ceux d’hier, j’ai mal aux dents, j’ai mal au cœur, mes enfants me disent va au lit tranquille on veille sur toi sur tout, j’ai appris par facebook la mort de F., j’ai pensé à eux ses amis de toujours,j’ai appris par facebook la mort de la maman de M., je trouve que ça devient très PENIBLE cette manière là d’apprendre cela, c’est comme la page nécro du journal, mais ainsi va la vie et les nouvelles technologies, j’ai eu des nouvelles d’Alex , le petit garçon de Pierre, ça passe de plus en près de plus en plus vite, alors tu me pardonneras mon exubérante tendresse , parfois, ou pas, comme tu veux, mais j’aime bien tripoter les vivants moi !
21:49 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
28.03.2009
My secret life est toute compliquée
Un peu trop de bruit et de fureur pour moi
Parfois
Je me fatigue très vite
Refuge, ancrage, mes livres, relire un ou deux classiques, ça remet d’équerre, ça ramène à la condition humaine, ça te fait faire un peu sboïng sboïng dans ton brain mais c’est édifiant et réparateur
Cette nuit tracassée et inquiète j’ai relu The Crucible
Ouais bon en français.
Les sorcières de sa race qu’on brûle tu sais.
Hier matin tôt c’était le Bourgeois Gentilhomme alors là je me suis gaussée en fait je réalise : je le connais en gros ce type là…en maigre disons aussi (je la replace à chaque fois celle là ça me rappelle Empcam que je ne sais pas ce qu’il est devenu Empcam d’ailleurs)
Molière avec en bande son Eddie Cochran
Mon dossier Cotorep idem
DARK LONELY STREET
Ca va finir que je vais plus supporter Cochran
J’écoute la ballade de Johnny Rebel ce matin
Tsatsatsa tsa tsam tatata ta ta tsamm tsammm tata tata bon bref Dixietruc and Johnny Go
Mon imaginaire très très empreint de charges de cavalerie
En retard la cavalerie
Of course
(A cheval)
HEART BREAKING MAMA
Du bruit et de cette fureur j’extraie une parcelle de silence, j’écoute attentive le silence, je décrypte le silence, je sais que quand je ris beaucoup longtemps et trop fort ça finit mal en général, ça signe comme un sceau royal que je veux tuer quelque chose qui demanderait du calme de la pondération de la délicatesse mais ce quelque chose me fout la trouille encore alors clown un jour clown toujours humour de caterpillar, ma petite cavalerie encore à la bourre, toujours, ça déblaye direct le terrain et je reste après assise au milieu des gravats comme ça je peux faire Cosette à loisir c’est trop bien.
THINK OF ME
C’est étrange cette peur qu’on a tous de perdre la mémoire
Je voudrais tant parfois
Je suis born bad on dirait
Mémoire d’éléphante
Une vraie pierre de Rosette, tout est gravé pour des siècles je transmets des poussières de cette mémoire à mes enfants
La mémoire est un plat qui devrait se manger à chaud et être digérée direct
Ma mère craint pour sa mémoire, normal quand on a pour seuls biens ses souvenirs
Heureusement elle a écrit sur des cahiers d’écoliers
Du coup je sais
Que jamais je ne pourrais prétendre au paradis perdu, sinon ses bras au tout début, j’ai vécu à l’envers le trajet, enfer, purgatoire, normalement je devrais bientôt toucher au paradis, en plus je suis finalement terriblement gentille , donc je mérite
Nan ?
Du bruit et de la fureur donc je retiens la part de silence, et je garde quelques voix, quelques visages, je sais bien que certains ne seront que de passage, d’autres au fil des jours comme des marches vers le paradis …
One
Two
Three
La formule est très simple
Ne va pas plus vite que la musique Shorty !!!
HALLELUJAH I LOVE HER HIM SO
( j’y pense et puis j’oublie direct)
Parmi ces visages celui d’une femme qui juste me donne l’espoir d’être un jour à la hauteur sans être hautaine pour autant
Je ne le suis pas
Juste myope et distante
Parfois
Je hais les mondanités
Mais j’aime dire bonjour aux gens
Jeudi soir j’ai gardé le sourire toute la soirée
J’avais la mâchoire bloquée en mode sourire
Un pur smiley ambulant
En vrai j’avais des pinces à linge derrière les oreilles et du scotch aux commissures
(Je te donne le truc ça peut te servir)
Basique comme dirait l’autre…
Je ne suis rien d’autre qu’une parmi la foule qui demande le nord à des juste un peu moins déboussolés qu'elle, et ça marche, on tient le cap, finalement ...
Toujours mieux que d’en attendre la lune.
12:45 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26.03.2009
My secret life est toute bizarre mais bien
Deux soufflantes amicales en quelques jours m’ont suffit pour me secouer et accepter, me souvenir, rappel à l’ordre que j’ai un corps un visage et que c’est pas bien de les foutre à la poubelle comme je le fais
Ca m’a été dit avec beaucoup plus de tendresse que je n’en ai à mon égard, mais ça secoue
Deux choses me touchent : le VRAI et le FAUX
(hahahaha)
Un truc tout faux débile sans fondement m’a secouée aussi
Mais pas de la même manière
Juste là pour me rappeler que bien que ça y ressemble je ne suis pas sur la planète Neverland
Et que certes Peter Pan d’accord gentil machintoussa mais il est capable de violence Peter Pan quand les Pirates tentent de monter à l’assaut de son petit îlot
Ceux qui me respectent je leur dois un minimum de respect, j’ai été élevée comme ça, old school, ceux qui m’incitent à me respecter je ne t’en parle même pas de ce que je leur dois.
On ne m’a pas appris en revanche comment gérer l’irrespect, je me suis débrouillée…
Maintenant que j’ai redéfini le cadre je dois évoluer dans ce cadre .
Cesser de m’éparpiller en quête de je ne sais quoi .
J’ai des missions pas impossibles .
Des objectifs et des devoirs aussi.
Gnagnagna real life
Et puis quelques gros soucis que me font ceux que j’aime
Leur santé
Leur équilibre
Leur couple
Développement
Il y avait longtemps que je n’avais ressenti à ce point notre capacité à s’entraider, un donnant- donnant respectueux et adapté, toi t’as ça moi j’ai ça on se prête on échange, viens l’ami(e) donne moi la main prête moi ta plume donne un coup de caisse claire je garde ton bébé une heure pour ta gym fais moi donc un gros câlinou je t’envoie une liste dont tu as besoin tu me remplis le frigo je te fais sourire et toi tu me fais rire tu m’apprends plein de choses sur le rock and roll et…
D’accord je ne suis pas ta mère mais en même temps aucun de mes trois enfants ne m’a jamais causé autant d’inquiétude que toi alors tu permets QUE JE TE LE DISE QUAND MEME
Leur santé
De vrais coups de putes de la vie en ce moment.
C’est bien la peine d’avoir survécu aux attaques du hérisson si c’est pour se choper un truc de vieux à la con me dit-il, c’est burlesque
Leur équilibre
On tient sur ce fil…on tient, mais parfois le vent, le vent souffle, la prise…
Leur couple, alors là je deviens chienne .Une pouffe approche un de mes potes, je la flingue d’avance, touche pas à mon pote qui est le mari de sa femme qui est ma pote donc .Fatalement. Je prends direct parti c’est officiel .TOUCHE PAS AU MARI DE SA FEMME MA POTE. On peut me dire ce qu’on veut, je suis de totale mauvaise bonne foi dans ces cas là .D’autant que chez certains ce que je préfère c’est qu’ils soient en couple .Ca me rassure ? Ca me donne vie .
Ca me fait des parents en gros.
En maigre ? Cherche pas.
C’est comme ça.
OLD SCHOOL
A l’inverse je fais grave la tête si un de mes potes guilledouze en douce mais sous mon nez.
Je l’ai vite très mauvaise
Purkua ? Parce qu’il me reste un chouïa d’optimisme, le fameux bûcheron bien droit dans ses bottes serein capable de faire un truc qui tient debout de ses mains IL EXISTE, je le sais, tais toi me casse pas mon rêve de playmobilisme.
Toutes ces fadaises aubinales pour dire que bon donc j’avance en chaussons mous sur le long sentier épineux de ce qui me reste de jours (note cette phrase d’un poétique assumé), je dois (plaisir)savoir trois titres par cœur pour demain bientôt vite , je dois (devoir) régler encore plein de dossiers plus chiants qu’un discours de Benoît XVI, je dois (plaisir) faire ce qu’on a supposé que j’étais capable de faire, je dois (devoir) prendre vraiment soin de mon corps relégué en quatrième division, je dois(plaisir) apprendre à de nouveau m’en servir, je dois …
Continuer tout simplement à mettre de l’ordre, à la fin je changerai mes draps, nous serons dans de beaux draps qui sentiront la lavande ou un truc bien du sud, d’ici là …
Je me muscle.(oui)(les plaquettes de chocolat sont sur ma table de chevet comme preuves IRREFUTABLES)

24.03.2009
My secret life est toute bizarre
08:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19.03.2009
What a difference...
A cause de l’ami de l’espace qui me colle des vidéos sur ma page qu’à chaque fois c’est juste un bonheur, enfin hier j’ai lâché les vannes. Fourbement bien sûr, une fois mon fils sorti et la petite épuisée endormie.
Je pisserai moins comme ça.
Merveilleux au réveil d’avoir pleuré la nuit, l’œil absolument et fabuleusement bouffi, des plaques rouges sur les joues,des traces mal démaquillées de rimmel dans les petits plis griffures de roses aka ridules sous les yeux, oui je m’adore ainsi dans la toute la bouffitude de ma personnelle mésestime!
Cela dit comme entre autres découvertes j’ai appris qu’Hank Williams avait un petit fils du genre que même dans mes rêves les plus fous j’ignorais que ça puisse exister, je me suis un peu moyen consolée.
Mais quand même, j’étais tristounette.
Ce devrait être la guerre ce matin .Il faisait beau, j’ai conduit la petite au collège, précautions partir tôt, résultat une demie heure d’avance, pas un chat dans les rues, juste un chien avec un capuchon en plastique devant l’école vétérinaire, quelques livreurs en camionnettes, rien sinon, vides les ruelles, vide le petit supermarché, vif le soleil dans mes yeux cramés de sel
Tant à faire aujourd’hui
Sortir ce soir retrouver mes amis, c’est loin le Trabendo mais j’y vais en carrosse…alors ….
Je devrais écrire une lettre aussi. Avec du papier. Bien ficelée. Avec tout dedans. Avec un stylo, tenter de maîtriser l’écriture, appliquée.
J’ai allumé la lampe qui sent bon .Plus de bougies .Peur de la moindre petite flamme. Peur de la moindre étincelle .Donc pas de lettres. Juste le texte, ça me fera une bonne bien desperado song.
La loose c’est de sortir de chez une coiffeuse avec la tronche post-chimio .Comme hier. Je suis incapable de me faire entendre comprendre même d’une coiffeuse. Alors je ne parle pas du reste de la planète .Incohérente ? Sûrement .Toujours dire le fameux contraire pour s’épargner les conséquences douloureuses des vérités trop lourdement assénées.
Et quand je dis vrai c’est inaudible
*mode Calimero ON*
Heureusement qu’il existe quelques humains de par ici avec lesquels ça ne sert à rien de me coller un masque de pitre éternel qui assume, ne ressent rien, ne s’émeut de personne .Je constate que le cynisme est toujours tapi quelque part, l’ironie pesante, la déstabilisation.
Quoi donc finalement .Je me suis piégée toute seule, je ne vais pas venir pleurer maintenant.
Non maintenant, au printemps des fourmis, moi je danse.
Allez
Cigale un jour cigale toujours, petit lapin toujours en retard d’une longueur et qui s’étonne de se faire doubler par de bien plus futés que lui, well cut accross shorty, hier soir j’ai failli cramer mon PC (je fais diversion là) en regardant jusqu’à l’épuisement rétinien des vidéos de Guthrie, Seeger, Williams Family …
Il est des jours étranges ou la tristesse est telle qu’il vaut mieux la laisser s’exprimer, en sortir le jus acide, séparer le bon grain de l’ivraie, se souvenir que lorsqu’on naît l’hiver on est prédestiné à se prendre des vestes molletonnées, qu’en Avril il faut écouter sa mère, pas d’un fil elles disent nos mères, pas se découvrir.
Au mieux laisser quelqu'un te déshabiller, trouver un coupable.
« Naturelle et spontanée » qu’il me disait …mon cul oui.
Depuis quelques semaines je m’emploie à trouver toute seule les réponses que je pensais pouvoir obtenir au cours des one to one du Lundi.
J’ai une certitude, on a massacré quelque chose de l’ordre de je ne sais pas quoi encore, je ne sais pas qui, je ne sais pas quand, c’est plus récent que ce que je pensais,je passe mon temps à envoyer bouler les quelques possibles qui approchent,je me sens ni animal ni végétal, je peux mettre un E si ça vous fait plaisir, je ne suis même plus certaine d’appartenir à un « genre »,peut être qu’à force d’avoir côtoyer l’inhumain, je me suis déshumanisée à mon tour, sortie toute seule du champ de l’humain,mise en mode automatique mou,au point que je viens de me faire encore avoir en beauté , oui, naturelle, accueillante et spontanée, au point de livrer clés en main via une messagerie instantanée la part la plus intime et précieuse de moi, au fil des mots tu sens que c’est le piège, mais c’est râpé, tu y vas,tu sais que plus jamais après le couik de fin cette personne là ne t’adressera la parole, que tu lui sert juste de base de données, certains ont une maîtrise hallucinante de ces trucs là, ils/elles savent où ils/elles veulent aller, par qui il faut en passer,et ça te laisse plus tard quand vraiment tu captes l’embrouille ce goût de chiottes déjà éprouvé, qui doit avoir un sacré parfum de revenez y pour qu’à chaque fois je me jette tête première dans la cuvette!
Et juste plus tard un mail victorieux sous couvert de remerciements
Ça me troue.
Me revoilà passeuse et passoire
Ça explique les larmes d’hier soir
Par tous les trous
Partant de là et constat fait de ma truffitude TOTALE, je me mets aux abris
J’aime bien myspace parce que là bas je suis protégée par « mes pairs » et qu’on n’y parle que de ce qui me porte, musique,photos, peintures,j’aime moins je l’avoue les réseaux les amitiés fugaces les emballements de vents,comme on dit, ceux qui m’aiment et que j’aime savent où j’habite, ce soir les Buzzcocks, demain Thierry et sa Webcam samedi peut-être un petit tour le soir dans Paname, Dimanche travailler et travailler encore, des textes à apprendre, des rythmiques à caler, semaine prochaine on verra bien, que le Grand Manitou me protège, c’est tout ce que je demande finalement.
Pierre me manque plus que de raison.
Il faut redevenir raisonnable.
Qu’il me pardonne d’avoir ricané quand il écoutait Bob Marley en se baladant à poil sur son balcon et en épilant ses cactus
Et de lui avoir dis qu’il était un vieux naze baba-cool quand il me disait « il n’y a qu’une définition au mot amour, c’est « amour », et que je m’échinais à lui faire entendre la différence entre « je t’aime » et « je t’aime beaucoup » ou « bien « ou « fort »
Pierre, c’est tout pareil.
Tu as raison
Et le téléphone a sonné et juste vers 11HOO du matin j'ai pu chouiner dans les oreilles de Victoire et la vie reprend son cours.
A la con le cours
11:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
18.03.2009
Don't walk the line...
Et hier seulement on m'a dit "et tu sais pour Anne-Marie Paquotte , elle aussi..."
Je dis rien, juste, elle a été tellement gentille et bienveillante avec moi, tellement rare les gens bienveillants, qui comprennent bien ce qui te passe par ta petite tête d'éternelle enfant triste à nez rouge...du coup je l'étais avec elle, personne n'avait le droit de dire du mal d'elle en ma présence.Un peu comme Hélène Hazera.Elle aurait dit quoi Anne-Marie de mes chansons de cow-boy.
HEIN?
En ces jours un peu pénibles,il y a chaque soir, chaque matin ces petites fenêtres et ces mille chemins qui s'intriquent et s'emboîtent, chaque jour une deux trois découvertes,chaque jour un mot, un mail,une chanson...
J'ai vu hier sur l'écran deux visages, magnifiques, un jeune homme, une jeune femme, le désarroi total dans le regard du garçon, hébété, anéanti, le courage, la combattivité,dans la voix de la fille.
CONTINENTAL
Et la question con de rigueur, bien en phase avec le travailler plus pour rien et n'importe où
"Mais si on vous propose un travail et qu'il faut déménager vous êtes prête à partir?"
GNAGNAGNAGNA
Vas y toi bouffonne blondasse ,que Canal+ délocalise en Silésie, camp de travail et tout le toutim!
...On a une maison qu'on vient d'acheter et qu'on revendra que dalle puisqu'on vit désormais en zone sinistrée....
Plus personne ne chante pour les ouvriers, et pour cause, on croyait qu'il n'y en avait plus.
Je suis très embêtée, mais je crois que je vire totale anarcista
22:27 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.03.2009
Cut across Shorty
Y a les « beautiful people »
Et puis les « belles personnes »
Question de sémantique, parfois mélange des genres
Je dois assurer ma survie à tout prix, parfois la foule et le bonheur des rencontres ou celui des retrouvailles ont tendance à masquer la nécessité de prendre un peu de ce temps si précieux
Semaine de recalage
Semaine d’offensive tout terrain
J’ai réussi à transformer quelques sentiments inutiles, à en faire du métal lourd et inaltérable, c’est plus sûr et moins douloureux, un échec, deux, mais pas trois
Tu ne risques pas de perdre ce que tu n’as jamais possédé.
Raisonnable
Et donc heureuse (pas d'armure, un simple gilet pare-balle)(hahahaha)
Puisque non exposée à la répétition infinie…
Errare Graziellum est.
La petite panoplie du Petit Alchimiste
C’est comme ça, ça me passera j’espère, un jour je serai de nouveau légère et confiante et sûre de moi.
Pour l’instant, je chante, j’aime ça, et doucement j’écris, sur les amours impossibles, des trucs de fille, je suis mon premier public, si je chiale sur mes textes, je les garde.
C'est pas compliqué.
Toujours aussi romantique
Parait que c’est incurable
Pas envie d’en guérir
Mais alors PAS DU TOUT!
Je n’ai pas tué mon père, je l’ai juste remis à sa place.
Et je grave des prénoms dans le marbre tendre des jours futurs.
Ceux que je croyais de cristal fragile.
09:17 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.03.2009
Et puis Alain Bashung...
19 Novembre 1990
Lyon
J’attendais, en famille, le 25 Décembre
Date prévue pour la naissance du bébé dans mon ventre
Alors quand l’attachée de presse m’a dit: « il joue pour une école de commerce, j’ai prévenu, tu peux y aller »
J’y suis allée
Drôle d’endroit pour des retrouvailles
La première rencontre avait été organisée par Maneval dans les studios d’Europe1
J’étais muette sidérée
Juste pu parler de Johnny Kid
Le « concert » lyonnais,il y avait plein de filles habillées en robe nazes lamées, la bourgeoisie bourrée de ces fêtes là, au fond la loge ils se terraient un peu lui et ses musiciens
Faut bien bouffer
Des garçons riaient fort on ne s’entendait pas bien, ces rires gras et de gorge des potaches, un peu comme ceux du chien de dessin animé je sais plus son nom.
Hoahoahoahoaaaa
J’avais mal au dos.
Quand ils ont commencé, premier rang clairsemé, derrière ça se mettait minable sans savoir qu’on l’était déjà, à considérer ce mec comme une attraction de croisière
What’s in a bird
GABYYYYYYYYYYYYYY!!!!!Hoahoahoahoaaaa
C’était en 1980, la rétine complètement déchirée, hôpital Edouard Herriot, il faut rester un mois allongée à plat après l’opération (depuis il y a eu quelques progrès)
Douleur effroyable de l’énucléation nécessaire alors à l’intervention
On te sortait l’œil de l’orbite, on réparait la rétine, on remettait tout en place mais alors bonjour tu dégustes après sa race
Un petit poste de radio offert pour l’occasion par ma mère
Non stop
Et cette chanson, qui vint en soutien petite cellule psychologique
Oui
Gaby
Un mois
Un hit
Du bonheur, le texte était tout bizarre
19 Novembre 1990
On s’est embrassé, il m’a caressé le ventre « ben dis donc c’est pour bientôt »
« Dans un mois »
5H00 du matin
Maternité
Le jeune B. définitivement n’aimerait pas le rock
Excédé il pointa son petit nez tout rond un mois plus tôt
A cause de Bashung
Plus tard, quelques années plus loin, la fierté, Haupais et Camus me proposent la première partie
C’est du lourd, du sérieux, on travaille, les musiciens recrutés sont fabuleux
Mais quand on s’apprête à monter dans le camion, un coup de fil: c’est annulé, il est malade (mal de dos, lumbago, je ne sais plus)
Arrêt de mort signé indirectement
Bordel total avec Warner, Kondo, Camus, le syndicat des musiciens
Après je ne sais plus

Eté 2008, David B. me dit « c’est l’album, achète le, bon celui de Christophe aussi, mais celui là »
…pourquoi tu me visais…
Il m’a protégé cet album, de moi-même, comment expliquer ça, ce pouvoir inouï des textes et d’une voix, la progression lente vers soi-même par la grâce d’un autre, un matin de Septembre quelque choses s’est ravivé, une certitude, la perspective d’un long long et douloureux parcours, mais une destination affichée bien que peu lisible encore…Madame s’est remise à rêver…
Ca va être difficile aujourd’hui
Hier soir le fut déjà
Malgré la tendresse des amis
Je pense à l’ami de jeunesse sur son île
Je pense à Thierry Haupais et à la petite Joséphine
A ma fée de Mars partie vers la Chine,petit oiseau...
Mes bras sont courts
Trop
Étreindre ceux qu’on aime
Laisser tomber le masque
Pas perdre de temps
C’est la première fois je crois bien que je pleure la mort d’un chanteur de rock, j'ai pleuré pour Chichin c'est vrai, mais il ne chantait pas...
Je suppose que je pleure un peu quelque chose de l’ordre de ma propre mort,cette petite mort, ce camion, les bifurcations, les chemins de traverse, perdue la nuit, les amis d’avant, ceux qu’on retrouve, les nouveaux, qu’on ne veut jamais voir partir non jamais.
Ce soir pour la première fois depuis …je vais tenter de fredonner , en DO, le Pull Over Blanc…
Je prends ça comme m’a dit de le prendre mon amie chérie hier soir
Gimme me a hug, on le vaut bien.
Cette nuit la petite flèche de ma souris a dessiné caressé les contours d’un visage, une photo,je me suis juré de ne plus perdre de temps.
Thierry là haut, et lui près de lui.
07:44 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12.03.2009
My secret life car j'en ai une #12bis
« Les chiens sont très démocratiques »
« Ils baisent n’importe quoi…une fois j’ai eu un chien qui a baisé un arbre »
Lire Fante en français, s’exposer au risque majeur de passer à côté, j’y pensais en comparant le titre original « West of Rome » et le titre traduit « Mon chien stupide »
J’ai lu aussi ce petit fascicule, « La paix armée », il peut s’en passer des choses en cinq ans
J’ai reçu un message explicatif, qui m’a fait dire qu’on peut s’acheter l’amitié des artistes, suffit d’avoir le flouze
Chacun son éthique
Je me suis faite baiser par un chien déjà, du coup le mien là le vrai de la vraie race des canidés poilus je vais lui faire injecter des hormones, c’est indécent Je ne supporte plus qu’on veuille me baiser quand j’en ai pas envie.
Tout s’achète en fait
Tout
Le silence
L’amour
La vie (quelques roupies)
Je la fais courte
Croit-on….
La vie est une chienne mais elle a ton cul…
J’ai eu du mal, comme une gamine de cinq ans qui dit son premier « salope » dans la cour de la maternelle
Résumé des jours d’alentour: Cercle Pan Dimanche, en préalable quelques mises au point avec Alex et Cheval (prénom Cheval, nom Blanc, mais pas cousin avec Michel) après plus tard caler LA répétition avec d’autres compagnons de tribute, au milieu de ces jours en plein dedans les venues les allers les retours, des provinciaux, l’amie d’Espagne, un anniversaire , les concerts « à ne pas rater », les chauds et les froids, les révoltes matinales, l’aquoibonisme de 14H30 quand je m’endors sur mon travail, les bonnes, les tragiques nouvelles, un pas, puis deux, puis trois, il semblerait qu’à la quatrième marche ce soit le paradis, alors Go Graz Go.
09.03.2009
Like a bird...
La tentation est forte de rendre de nouveau hommage « aux pénibles »
Mais ce serait une fois de plus leur accorder trop d’importance, leur en accorder est déjà de trop d’ailleurs,ce serait souffler sur les ailes d’un moulin rouillé, ce serait perdre du temps en résumé et pour faire court.
Alors relax, prendre tout ça par-dessus la jambe, je suis encore souple finalement, se concentrer sur la douceur ambiante, éviter ces dîners où soudain ressurgit cette violence ennuyeuse, cette fois j’ai juste dit « Machin? Non connais pas »
Il y a eu un silence, une fille a posé sa main sur mon bras, elle a dit « bon stop vous voyez bien… », Je me suis levée elle m’a suivie elle m’a dit « je suis désolée » et moi j’ai répondu « c’est quoi le dessert sinon? »
Chapitre clos.
On a parlé du coût des matières premières.
Et oui
Fondamentalement je suis un clown
Le genre qui a quatorze ans faisait rires les bons copains avec mes parodies des tubes du moment
Comme ça j’avais plein de copains
Mais ce n’était pas ma main qu’ils tenaient dans la leur
(Françoise Hardy sors de ce corps)
Ah bien sûr la fameuse raison voudrait que je me la joue…je sais pas quoi mais je sens bien le décalage
Je disais à une très jeune fille Jeudi soir que je venais de comprendre quelque chose, en rapport avec la liberté
Plus rien ne m’oblige que les obligations
Je veux dire par là que dégagée des leurres et crypto-névroses, ces machins encombrants qui te font prendre des pistes de boues et de sables mouvants, chemins initiatiques et chaotiques, je me retrouve presque nue (enfin ne rêve pas non plus je dis bien presque) à copuler avec le réel, parfois avec son cousin le réalisme, sa tante l’objectivité et ta mère extra-lucide. (j’organouze parfois de big parties in my brain comme dirait JCV)
J’ai compris que je pouvais de nouveau faire passer la colère la violence la passion enfin tout ce qui déchausse les dents par la musique
Comme « avant »
Sauf que là
Plus rien n’y personne pour m’en empêcher
Sauf mon corps
Double constat
Me réconcilier avec ce corps
A tous les niveaux
Il résiste le bougre
Juste au moment où je pense à tout cela il m’inflige une rage d’oreilles, de gorge et de dents
Allez vas y fais mumuse avec la symbolique
(alors que simplement pas de Damart un soir de concert, clopes dehors, chaud dedans,re-clopes dehors, voiture climatisée, overdose de Tagadas, enfin, traitement 2merde, cinquantaine, explications multiples et très rationnelles hein Sigmund…)
Donc la musique
Pourquoi cette immersion absolue et quasiment dévote à une forme de musique très particulière depuis l’automne
Beaucoup plus passionnant à décrypter que de savoir si mon père ce héros…ou pas.
De toute manière tout cela est lié
Quelques échanges avec Eric , sur le mode WIR SIND GRUMPY ils nous prennent pour des cons gniiiiiiiiiiiiii que c’est agaçant mein chupchen…Nous rîmes tels des truies durant les jours pré-mexicains…(je vous la fait brève, infirmières bulgares le retour,Ingrid revient ou repart je sais pas mais fais quelque chose, chacun cherche son chat, pendant ce temps Colonna, les prisons françaises sont tellement plus belles que les vôtres, ta Rolex contre la meuf du Chicano, allez aboule Raoul…)(Cassez vous y a rien à voir)(pénible)
Je sais pas vous mais pour ma part j’ai le sentiment qu’on me file à manger haché, en bouillie, après un beau débat sur la Guadeloupe ses plages ses esclavagistes et son MEDEF (le même qu’ici mais qui parle comme dans le sketch des Inconnus « Mawie-Théwèse tu vas pas leur lâcher 200 euwos… ») j’ai eu le loisir la chance le bonheur quasi orgamisque (oui bon…) de suivre celui opposant…heuh…laissant la parole à Guillon, Eric Nolleau(mais si celui qui grogne quand on le des hiberne avec sa bonne grosse bouille de bisounours car au fond bien sûr il a bon cœur machin toussa), la délicieuse Anne du troquet de chez Drücker et un monsieur du genre comme je les aime qui connaît l’Histoire et la politique tout bien comme il faut donc respectable et tout et tout…
Ca pinaillait sur les limites de l’humour, les humoristes sont-ils intouchables, des trucs comme ça fondamentaux en temps de crise, et le monsieur (je dis monsieur pour bien le différencier des gnolguis pré-cités) a eu la mauvaise bad idée de rappeler que l’humour dans les années 30 avait servi aussi ….HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA que n’a-t-il point tenter de narrer le pauvre homme
AMAGALMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
IGNOBLEEEEEEEEEEEEEEEEEE
JE NE VOUS PERMETS PAS DE DIRE CAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Au secours les comiques!!!
« D’abord l’antisémitisme c’est interdit par la loi je vous ferai dire » piaille Guillon (ou Nolleau)
… « J’espère que ce n’est pas parce que c’est interdit par la loi que vous n’en faites pas, de l’humour antisémite » dit le Monsieur…
Couik
Silence radio
Et si ça se trouve hein…
Si une loi tombait interdisant de se moquer du physique des femmes politiques secrétaires nationales du PS par exemple…
Hop rediffusion du Desproges (qui se prendrait dix ans de taule direct de nos jours) (Dieudonné et petit joueur à côté)
Enfin bref…
En parlant de ça, je pense à ce film, que je viens de voir, sur les déportés imprimeurs, photograveurs, photographes, qui mis à l’abri pour fabriquer de faux biftons US , trouvent moyen de saboter, de survivre…
Les faussaires en français
J’ai bien fait de ne pas aller à l’autre bal de faussaires samedi soir, j’ai bien fait de regarder mon Telerama tout neuf, et de me dire « tiens, ça à l’air bien »
Je ne dis pas « c’est bien »
Je dis que j’ai aimé hein…
Parait qu’une loi sous prétexte de lutte contre les pirates du web autorise sans papier du juge l’accès à ton ip je vais réviser mon Eolas j’ai pas tout pigé.
Je pensais ce matin que j’avais été ballottée comme un vieux sac de linge.
J’ai pensé à Pierre en cendres
J’ai pensé à celui que j’aurai aimé rencontrer bien plus tôt
Quand je savais encore dire purement les choses
Quand je savais encore jouer ma vie sur un coup de tête
Un coup de dés
J’ai pensé que je pouvais oublier le mal qu’on m’a fait mais ne supporte pas bien qu’on persiste à m’en faire
J’ai pensé au procureur et à sa lettre
Je l’ai relue
Et m’est venu à l’esprit tout le bien qu’on me fait
Que je devrais m’en faire du bien
J’ai lu un message tranquille et positif sur Myspace
Mon petit travail à l’ombre des bienveillants
J’ai pensé à celle qui m’a permis de remplir le frigo
J’ai pensé à celui qui m’a permis d’oser y aller
Je me suis promis une chose: la perfection
Et merci à l’ami qui à distance encore d’une manière inouïe m’apporte sa protection, sa confiance et d’une certaine manière m’a donné une « patrie »
Celle des enfants perdus.
Elle existe.
J’y ai voyagé récemment.
Je me reproche ce matin 8H50 une chose une seule
Manquer d’un certain courage.
Certain.
Particulier
Ca viendra.
Et surtout, secret life, pas d’exhibition, un coffre, un trésor, et on a bouffé la clé.
La vraie vie, tu connais?

