19.03.2009
What a difference...
A cause de l’ami de l’espace qui me colle des vidéos sur ma page qu’à chaque fois c’est juste un bonheur, enfin hier j’ai lâché les vannes. Fourbement bien sûr, une fois mon fils sorti et la petite épuisée endormie.
Je pisserai moins comme ça.
Merveilleux au réveil d’avoir pleuré la nuit, l’œil absolument et fabuleusement bouffi, des plaques rouges sur les joues,des traces mal démaquillées de rimmel dans les petits plis griffures de roses aka ridules sous les yeux, oui je m’adore ainsi dans la toute la bouffitude de ma personnelle mésestime!
Cela dit comme entre autres découvertes j’ai appris qu’Hank Williams avait un petit fils du genre que même dans mes rêves les plus fous j’ignorais que ça puisse exister, je me suis un peu moyen consolée.
Mais quand même, j’étais tristounette.
Ce devrait être la guerre ce matin .Il faisait beau, j’ai conduit la petite au collège, précautions partir tôt, résultat une demie heure d’avance, pas un chat dans les rues, juste un chien avec un capuchon en plastique devant l’école vétérinaire, quelques livreurs en camionnettes, rien sinon, vides les ruelles, vide le petit supermarché, vif le soleil dans mes yeux cramés de sel
Tant à faire aujourd’hui
Sortir ce soir retrouver mes amis, c’est loin le Trabendo mais j’y vais en carrosse…alors ….
Je devrais écrire une lettre aussi. Avec du papier. Bien ficelée. Avec tout dedans. Avec un stylo, tenter de maîtriser l’écriture, appliquée.
J’ai allumé la lampe qui sent bon .Plus de bougies .Peur de la moindre petite flamme. Peur de la moindre étincelle .Donc pas de lettres. Juste le texte, ça me fera une bonne bien desperado song.
La loose c’est de sortir de chez une coiffeuse avec la tronche post-chimio .Comme hier. Je suis incapable de me faire entendre comprendre même d’une coiffeuse. Alors je ne parle pas du reste de la planète .Incohérente ? Sûrement .Toujours dire le fameux contraire pour s’épargner les conséquences douloureuses des vérités trop lourdement assénées.
Et quand je dis vrai c’est inaudible
*mode Calimero ON*
Heureusement qu’il existe quelques humains de par ici avec lesquels ça ne sert à rien de me coller un masque de pitre éternel qui assume, ne ressent rien, ne s’émeut de personne .Je constate que le cynisme est toujours tapi quelque part, l’ironie pesante, la déstabilisation.
Quoi donc finalement .Je me suis piégée toute seule, je ne vais pas venir pleurer maintenant.
Non maintenant, au printemps des fourmis, moi je danse.
Allez
Cigale un jour cigale toujours, petit lapin toujours en retard d’une longueur et qui s’étonne de se faire doubler par de bien plus futés que lui, well cut accross shorty, hier soir j’ai failli cramer mon PC (je fais diversion là) en regardant jusqu’à l’épuisement rétinien des vidéos de Guthrie, Seeger, Williams Family …
Il est des jours étranges ou la tristesse est telle qu’il vaut mieux la laisser s’exprimer, en sortir le jus acide, séparer le bon grain de l’ivraie, se souvenir que lorsqu’on naît l’hiver on est prédestiné à se prendre des vestes molletonnées, qu’en Avril il faut écouter sa mère, pas d’un fil elles disent nos mères, pas se découvrir.
Au mieux laisser quelqu'un te déshabiller, trouver un coupable.
« Naturelle et spontanée » qu’il me disait …mon cul oui.
Depuis quelques semaines je m’emploie à trouver toute seule les réponses que je pensais pouvoir obtenir au cours des one to one du Lundi.
J’ai une certitude, on a massacré quelque chose de l’ordre de je ne sais pas quoi encore, je ne sais pas qui, je ne sais pas quand, c’est plus récent que ce que je pensais,je passe mon temps à envoyer bouler les quelques possibles qui approchent,je me sens ni animal ni végétal, je peux mettre un E si ça vous fait plaisir, je ne suis même plus certaine d’appartenir à un « genre »,peut être qu’à force d’avoir côtoyer l’inhumain, je me suis déshumanisée à mon tour, sortie toute seule du champ de l’humain,mise en mode automatique mou,au point que je viens de me faire encore avoir en beauté , oui, naturelle, accueillante et spontanée, au point de livrer clés en main via une messagerie instantanée la part la plus intime et précieuse de moi, au fil des mots tu sens que c’est le piège, mais c’est râpé, tu y vas,tu sais que plus jamais après le couik de fin cette personne là ne t’adressera la parole, que tu lui sert juste de base de données, certains ont une maîtrise hallucinante de ces trucs là, ils/elles savent où ils/elles veulent aller, par qui il faut en passer,et ça te laisse plus tard quand vraiment tu captes l’embrouille ce goût de chiottes déjà éprouvé, qui doit avoir un sacré parfum de revenez y pour qu’à chaque fois je me jette tête première dans la cuvette!
Et juste plus tard un mail victorieux sous couvert de remerciements
Ça me troue.
Me revoilà passeuse et passoire
Ça explique les larmes d’hier soir
Par tous les trous
Partant de là et constat fait de ma truffitude TOTALE, je me mets aux abris
J’aime bien myspace parce que là bas je suis protégée par « mes pairs » et qu’on n’y parle que de ce qui me porte, musique,photos, peintures,j’aime moins je l’avoue les réseaux les amitiés fugaces les emballements de vents,comme on dit, ceux qui m’aiment et que j’aime savent où j’habite, ce soir les Buzzcocks, demain Thierry et sa Webcam samedi peut-être un petit tour le soir dans Paname, Dimanche travailler et travailler encore, des textes à apprendre, des rythmiques à caler, semaine prochaine on verra bien, que le Grand Manitou me protège, c’est tout ce que je demande finalement.
Pierre me manque plus que de raison.
Il faut redevenir raisonnable.
Qu’il me pardonne d’avoir ricané quand il écoutait Bob Marley en se baladant à poil sur son balcon et en épilant ses cactus
Et de lui avoir dis qu’il était un vieux naze baba-cool quand il me disait « il n’y a qu’une définition au mot amour, c’est « amour », et que je m’échinais à lui faire entendre la différence entre « je t’aime » et « je t’aime beaucoup » ou « bien « ou « fort »
Pierre, c’est tout pareil.
Tu as raison
Et le téléphone a sonné et juste vers 11HOO du matin j'ai pu chouiner dans les oreilles de Victoire et la vie reprend son cours.
A la con le cours
11:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

Commentaires
La vie n'est décidément pas un long fleuve tranquille...
Ecrit par : Sophie K. | 19.03.2009
Répondre à ce commentaire(des tendres)
(1000)
Ecrit par : pampam | 19.03.2009
Répondre à ce commentaireTant qu'on pleure, c'est qu'il y a de la vie, qu'on n'est pas endurcie, et qu'on y croit encore un peu. Sinon, on ne pleurerait même plus, on courberait l'échine, on baisserait les yeux et on attendrait que ça passe.
Tant qu'on pleure, c'est qu'on a encore un coeur, qui s'ouvre, qui souffre et qui s'essouffle. Et c'est que même si on crie le contraire à la face du monde, seule au fond de son lit, on espère encore un peu encore "je ne sais quoi" avec "je ne sais qui", toujours mieux que la fois d'avant, toujours moins bien que la fois d'après. Tu sais comme sur les médailles à la con : plus qu'hier et moins que demain.
Fin du speech, tout ça, c'est pour dire que somme toute, c'est bien que tu pleures, encore, quand d'autres n'arrivent plus à s'émouvoir de rien.
Ecrit par : Disso | 19.03.2009
Répondre à ce commentaireBien sûr qu'il te pardonne.
Tu es belle.
Bisous Palounette.
Ecrit par : Penny | 19.03.2009
Répondre à ce commentaireHeu j'vais être plus superficiel d'un coup :
Ouais Hank Williams le 3ème, c'est sût que c'est pas rien! Content que t'aies découvert ça. Finalement ça doit bien d'aller au teint la country
Ecrit par : The Civil Servant | 20.03.2009
Répondre à ce commentaireYo tout le monde,tendresse from nowhereland et Civil Servant, ça appelle des paroles VIRILES hein les chansons de cow boys!!!Tx du coup (on bosse on bosse)
Ecrit par : Graziella | 20.03.2009
Répondre à ce commentaireYou're an Orgasm addict
han han
han han
han han haaan haaaaan haaaaaaaan
(raah toute une époque)
(à c'qu'on m'a dit)
(la bise)
Ecrit par : boultan | 24.03.2009
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