04.12.2009

Bien profond en Décembre

A la demande générale de Buzz je donne donc quelques nouvelles ...manifestement nous sommes en plan alerte 42 vu que les communications téléphoniques sont coupées pour laisser la priorité aux appels d'urgence (pompiers, morgues, hôpitaux...)(humour LOL)


Donc je disais que voilà ...(notez que désormais j'écris mes titres en français , identité nationale oblige)(donc Deep in December devient ...bien profond en Décembre, et je trouve que c'est raccord avec l'actualité du monde des gens et du mien de monde)(ça tombe pile-poil en fait ce débat)


Je ne parlerai pas de minarets , j'ai déjà placé 20 fois mon célèbre "zé cru voir un 'ro minaret" signé "TITI coucou suisse"... je suis à sec.

Je ne parlerai pas de Nicolas, ni de l'affreux Besson, Eric, je ne parlerai pas de la grippe, je ne parlerai pas d'Obama qui nous rejoue le Viet-Nam,je ne parlerai pas de faits divers, ni de la parka que je veux m'acheter ni de mes futures nouvelles bottes Harley que le papa Noyel il va m'apporter, je parle de rien, j'ai rien à dire, faut que je fasse le ménage soit dit en passant, après je verrai bien si mon ami Pierrot veut me rendre ma plume que je puisse me la remettre dans le cul et vous faire un peu marrer.


Signé:Clown Barbant

 

 

 

20.11.2009

Deep in November#Machintoussa

Période lémurienne entamée, je vis au ralenti , tranquille, oulalalalala surtout pas se faire violence, on laisse ce sale boulot aux autres...

Vu Imelda May en live de chez vivant, belle, groupe de délire, parfaite, un Réservoir plein d'amour qui fusait de toutes parts, Imelda forever..

Après Jim Jones Revue, qui nous avait laissé une fois de plus dans les nuages .


Et hier , Yannick Bourg qui dépose un lien sur la page des Strictosses, et met le feu à nos âmes ...Objectif 2010, que ces deux là fassent une tournée de par chez nous .

Bonjour chez vous en attendant


 

 


Ce week-end, festival Treat Me Bad, le Mat des Ouaches aux Combustibles, un tribute Cramps avec les No One, Lofofora et plein d'autres à la Maroquinerie, si mes lombaires veulent bien se la jouer discrète, ce sera un joli ouikène.

09.11.2009

Vendredi 6 Novembre- l'Hiver sera glacial

On pourra penser que c’est disproportionné .Qu’après tout ça ne changera rien à ma vie .

Il y aura toujours un aigri imbécile pour parler de pathos, de nombrilisme…

Et pourtant ce Vendredi ma vie a basculé, parce qu’il y a eu un énorme et violent chagrin, parce que j’ai mis en perspective les jours à venir et fait le décompte ultime des absents, parce que bien sûr les jours heureux, l’île de la Réunion avec Pauline, les K7 envoyées en Chine avec ma chanson dessus, ce lien qui nous avait réunis , l’ange blonde, l’ange blond, et moi, et après, encore une histoire de K7, je les ai là, toutes, on voulait faire des songs ensemble, on se courrait après, lui du soir et moi du matin, fatalement ça se terminait dans des restaurants avec du bordeaux, souvenir d’une soupe préparée par sa fiancée aussi, je crois qu’Axelle était là , je ne sais plus , Axelle avait contribué à nos retrouvailles.

Tellement de respect de tendresse, tellement.

La dernière fois qu’on s’est croisé, à cette soirée tellement moderne, il m’a dit « t’as toujours mon numéro hein, appelle moi, laisse des messages, tu me connais, je réponds jamais tout de suite »

Cette histoire de téléphone…

Cette année là Denis Denis je vivais un peu en enfer, je peux t’en parler, je sais ce que c’est, moins que toi, forcément, ton devoir c’est de me raconter ton paradis, tu y es déjà arrivé, traînant la patte de nuage-bar en nuage-bar, à la bourre comme toujours …

Ta mort a signé la fin d’une de mes vies, impardonnable ce silence qu’on impose parfois aux êtres qu’on prétend aimer. Ta mort repousse encore s’il le fallait les frontières de mon médiocre.

En attendant de te revoir, je quitte le monde, celui qu’on me présente comme tel Notre monde est squatté par des cafards, des taupes, des parasites .Il faut en créer un nouveau, le temps qu’il faut, et si c’est trop difficile, le quitter, à mon tour, sans amertume, en laissant un peu d’ordre derrière moi si possible.

Je quitte un monde où je me sentais bien parce qu’on vient de me montrer la porte d’un geste péremptoire insultant menaçant .Les mondes clos de toutes manières pourrissent et moisissent.

Me revient à l’esprit ce concert au Gibus, vous jouiez faux, vous chantiez faux, vous frimiez comme des rats poseurs, et pourtant, au milieu de tous ces oripeaux punks alentours comme autant d’uniforme, je ne voyais que vous, vous faisiez tâche, Elli portait un jonc en or au poignet, l’élégance absolue, la sobriété, des aristos quoi.

 

 


Jacno, je t’aimais vraiment, d’une infinie tendresse, de celles qui rassurent et durent et jamais ne meurent.

En ce lundi de Novembre, je quitte un monde sale, et médiocre, fait de suceuses et de vampires, pour partir restaurer celui que j’ai laissé en ruine, mettre en état de marche le bataillon de mes chansons mortes, les obus passent de plus en près, je vais tenter d’en éviter quelques uns, du mieux possible, et faire de chaque jour un jour de lumière blanche mais douce.